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24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]

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Séléné Makhai
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MessageSujet: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Ven 16 Déc - 22:30

La matinée était plutôt belle sur le port. Il était encore tôt ce matin, le soleil ne s'était levé que depuisdeux heures et la brume se dissipait peu à peu. Marchant dans les ruelles avec l'aisance de l'habitude et la souplesse de la jeunesse, je profitais de ce petit moment de calme dans cette journée. Ces derniers temps, mes entrainements s'étaient intensifiés, afin de m'introduire tout prochainement dans les grandes soirées de la Haute Ville. Mes représentations de danse ainsi que ma conversation devenaient appréciés, autant que ma beauté différente qui attirait l'attention. Mais aujourd'hui était différent. Aujourd'hui, c'est un jour que j'avais attendu depuis des mois. Je regardais se rapprocher au dessus des maisons les mâts des navires du port principal, là où de plus en plus de bruit se faisait entendre. Quelques navires commerçant venaient d'arriver, et l'activité était des plus intense pour décharger les marchandises.

Me faufilant parmi la foule, passant discrètement avec mes habits de voyage, je prenais soins de faire attention à ce que mon foulard reste bien sur mes cheveux pour les cacher. Une chevelure aussi blanche, cela ne passe pas inaperçu. Et malgré le fait que je savais me défendre, ce n'était pas conseillé pour une courtisane qui n'était pas connue du coin de se promener seule. Mais je rejoignais des personnes de confiance, et n'espérais que les retrouver. Je cherchais avidement du regard un nom sur un des navires, marchant rapidement pour ne pas perdre de temps et avoir l'air perdue. Mais bien rapidement, je reconnus une allure plus loin, accoudée à une amarre du port et regardant la mer. Une silhouette un peu ronde, petite, mais bien proportionnée, des cheveux d'un noir profond, coiffés en une tresse élégante. Cette femme, plus vieille que moi mais encore dans la fraicheur de la jeunesse, regardait avec une certaine nostalgie la mer et les bateaux. Je souriais de toutes mes dents, mes yeux pétillants de malice et d'excitation. Comme un chat, je me rapprochais furtivement, me glissant derrière elle sans qu'elle me regarde ni m'entende. J'étais entrainée pour cela, et savait très bien comment m'y prendre. Je me rapprochais, dégainant mes main fines pour soudainement lui attraper la taille et la chatouiller. La voyant sursauter, je riais d'une voix claire et l'interpellais avec beaucoup de joie et de malice.


" Alors, comme ça la Sterne revient enfin au bercail ? "

Elle me regardait avec de grands yeux, la bouche grande ouverte pour protester. Mais en un quart de seconde, une grand sourire s'afficha sur son visage, et un son terriblement aigü et excité sorti de sa gorge. Alors qu'elle criait sa joie, je me retrouvais avec mon amie dans mes bras, m'ayant sauté dessus.

" P'tite Anguille !"

Nos embrassades joyeuses et bruyantes surprirent un peu les marins autours, mais les firent sourire à leur tour. Deux belles femmes, joyeuses et pleines d'entrain, cela donne toujours du baume au coeur. Mais peu nous importait les regards et les remarques - sûrement peu élégantes - faites en messes basses. Nous étions si heureuses de nous revoir. Elle arrêta de me prendre dans ses bras pour me regarder, m'observer. Moi, je lui demandais des nouvelles, regardant le pont du bateau avec curiosité.

" Vous êtes arrivés depuis longtemps ? Où sont Zéphyr et Crevette ?"

Ces personnes étaient les quelques autres membres de la Caravane dont faisait partis Sterne. Ces noms n'étaient bien entendu pas leurs vrais noms, mais c'était nos surnoms dans la troupe. Car j'avais passé ma formation dans leur Caravane, faisant le tour de plusieurs archipels et faisant des représentations. L'Anguille, c'était mon surnom car j'étais très agile et souple, et ma peau et mes cheveux très blancs faisaient penser à une anguille des profondeurs. J’appréciais ces personnes, et une véritable complicité régnait entre nous tous. Mais Sterne ne me laissa pas le temps de les chercher plus longtemps. Secouant la tête et faisant un mouvement dédaigneux de la main, elle me serra les mains pour rappeler mon attention à elle.

" Ils sont dans le coin, ne t'en fais pas. Je suis la première levée, la nuit a été longue... On se dégourdit les jambes ? "

Sa phrase était ponctuée par une franche prise à parti, celle-ci me prenant bras dessus bras dessous pour m’entrainer vers le marché du port. Je la suivais docilement, souriant et riant face à son insistance. C’était elle qui m’avait appris bien des choses, et notre relation était presque fusionnelle dans la troupe. Aussi, je lui pardonnais sa possessivité, et lui laissais m’avoir pour elle toute seule. J’étais aussi très contente de l’avoir en tête à tête, car j’appréciais beaucoup sa compagnie. Nous ne nous étions pas vu depuis longtemps, du moins pas depuis ma décision d’entrer dans la Maison du Savoir. Nous rejoignons le monde bruyant du marché, allant ainsi paisiblement. On nous observait toujours un peu, mais nous avions l’habitude depuis le temps. Nous ignorions ce qui nous entourait, pour nous concentrer sur notre conversation. Nous échangions quelques anecdotes, des nouvelles de part et d’autres. Elle me raconta ses dernières aventures en mer, qui me firent rire et soupirer de nostalgie.

" Tu n'as pas changé depuis ces quelques années... cela me fait presque regretter la vie à la mer..."

Sterne fronça des sourcils, me jetant un regard accusateur et moralisateur.

"Pourquoi as tu choisis de rester à Avros alors ? Tu es faite pour la mer ! Tu adorais ça !"

Je souriais légèrement, ne répondant pas de suite. Quand Sterne avait appris mon choix de quitter la Caravane, elle avait prit cela comme une trahison. C’est pour cela que nous ne nous étions pas vu depuis tout ce temps. Pendant les quelques premiers mois, elle refusa même de répondre à mes lettres. Je pouvais comprendre… Je savais aussi que ce qui l’embêtait le plus, ce n’était pas que j’étais partie de la Caravane, mais que je ne lui avais jamais dis la véritable raison de ce choix. Même maintenant, je pouvais sentir son regard posé avec insistance sur moi. Je répondis à ma manière, esquivant avec un sourire et un regard doux, comme pour demander pardon.

" Disons... que j'ai besoin de rester près des sphères d'influence d'Avros. "

Elle me poignarda du regard un instant, pas du tout satisfaite de la réponse. Mais elle soupira de dépit, posant ses yeux sur un étal. Je sentais qu’elle ravalait sa frustration autant qu’elle le pouvait. Je n’ajoutais rien, la laissant digérer ce nouveau refus. Elle savait qu’elle ne pouvait insister. Nous arrivions vers la fin du marché du gros, et entrions dans la partie babioles, vêtements et épices. Là, comme pour changer la conversation, elle m’invita avec un sourire malicieux à continuer dans cette direction.

" Tu veux faire des courses ? "

J’acquiesçais, partant d’un pas plus léger et heureux. Il y avait bien des choses sur ce marché. Des bijoux, des herbes pour mes potions et préparations… Mais ce que nous ne nous doutions pas Sterne et moi, c’était que nous n’étions pas les seules à observer avec intérêt ce qui se trouvait sur le marché…


Dernière édition par Séléné Makhai le Mar 27 Déc - 13:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Sam 17 Déc - 13:23

C’était une belle journée pour accomplir une mission. Le soleil brillait, la mer était calme, l’air fut doux et agréable. Le vent caressait la peau et les cheveux donnant une certaine fraîcheur… Il ne manquait plus que le chant des oiseaux et se serait magnifique. Pendant une si belle journée, je me serais laissé tenter de partir en voyage, me rendre sur une île et profiter de la plage ou de divers plaisirs… Mais au lieu de cela, je travaillais. Cela me faisait bien voyager, alors il n’y avait pas de problème. Et encore, où je me rendais promettait de bonnes attractions, comme risquer de finir en prison, se faire poursuivre par des gardes armés et encore, se retrouver tuer.

La raison à tout cela fut qu’il y a quelques jours, un homme vint à ma rencontre sur le port principal du clan Kafada. Ce qu’il voulait, c’était de louer mes services pour retrouver un trésor. J’imagine déjà vos yeux qui brillent et le grand sourire aux lèvres. Moi aussi, j’imaginais un coffre rempli d’or et de joyaux. Mais en réalité, il parlait de trésor personnel. Une babiole en bronze qu’il avait par héritage d’une tante ou d’un oncle, je ne savais plus vraiment. Enfin bref, l’histoire était qu’il devait recevoir cet objet par une caravane, mais un marchand qui serait un rival le lui aurait dérobé. Ce voleur, l’aurait emporté chez lui, au Port dans les environs d’Avros. Un lieu bien dangereux pour un pirate. Mais son dernier argument, l’argent proposé suffit à me convaincre.

Son histoire ne me paraissait pas vraiment crédible. Mais comme on le disait dans la profession « Le client est roi ». Et puis cela me semblait être juste une affaire n’ayant pas de grandes conséquences. Je voulais dire, que la justice soit rendue pour un habitant d’Avros ou de l’archipel, quel qui soit le coupable, je m’en moquais royalement. Le client me donna quelques éléments pour reconnaitre l’homme l’ayant volé et l’objet à récupérer. Je devais mémoriser un portrait sur un vieux bout de papier et les informations dessus avant de prendre le large et de partir pour les terres d’Avros. Pendant le voyage, j’eus le temps de réfléchir en quoi un tel objet avait de l’importance.

Bon d’accord, en tant que mercenaire, je n’avais pas à m’en poser. On faisait le boulot point barre. Mais je pouvais me montrer curieux, et comme mon client semblait vouloir cacher quelque chose, je ne pouvais m’empêcher de me questionner. Je verrais bien une fois arriver là-bas. Ce n’était pas le Sommet, alors les dangers devraient être moindres. Revenant au temps présent, je débarquais enfin au port. J’avais entre-temps, revêtus quelques vêtements classiques des habitants du coin, histoire de passer plus inaperçu et ne pas être identifié comme pirate trop vite.

D’après mes infos, l’homme que je devais retrouver se tiendrait au marché et qu’il gardait ses biens les plus précieux dans un coffre, sous son étale. Je me mis à remonter la rue marchande, souriant et disant bonjour aux passants et aux marchands, tout en essayant de retrouver le mien. L’endroit fut vivant et coloré, la tâche sera dure. Et parfois, je croisais des patrouilles dont j’évitais le regard, dissimulant en partie mon visage. J’étais déjà venu accomplir des missions plus d’une fois sur ces terres, et je n’avais laissé de bons souvenirs aux habitants.

Finalement, je trouvais me cible. Le marchand tenait un étale de parfums et de cosmétiques en tout genre, venant des quatre coins du monde, selon ses dires. La clientèle présente étaient exclusivement féminine, à l’exception de quelques-uns devant chercher un cadeau pour leur belle. Le marchand se mit à venter tous les produits qu’il avait. Je le soupçonnais de mentir par moment. Mais quel marchand ne mentirait pas ?

Marchand – Alors ? Rien ne vous intéresse ?


Demanda-t-il finalement à tout le monde. Les clientes se mirent à toucher à la marchandise et se consultant entre elles. Les hommes furent plus réticents et gardèrent un peu leur distance. Le marchand se tourna vers moi, exagérant la joie :

Marchand – Et vous monsieur ? Pas un parfum pour votre dame ? Une crème la rendant plus belle que le jour ?
Melik – Mmmmh Non. Elle préfère les bijoux.
Marchand – Ah ! Je dois avoir une ou deux merveilles en faïence pour vous si…
Melik – Non, elle a des gouts plus simples. Le bronze par exemple.

L’homme blêmit. Il devait avoir compris l’allusion et cela confirma que c’était bien lui que je cherchais. Il devint pale. Nerveux, il se mit à ranger rapidement ses affaires, prétextant qu’il devait partir, le stand était à présent fermé. Les clientes râlèrent, mais durent s’y soumettre. Elles le regardèrent ranger ses biens maladroitement, alors que d’autres partirent aux bras des hommes présents. Le marchand, qui portait le nom de Cristobal, partit rapidement, abandonnant certains objets de sa marchandise, emportant le plus important dans un gros sac. Il espérait disparaitre dans la foule et me semer. Quel idiot, je pouvais le suivre sans grande difficulté, j’étais doué à ça. Je gardais une certaine distance, m’apprêtant à le poursuivre dans les ruelles désertes du port.


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Séléné Makhai
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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Dim 18 Déc - 15:31

Nous marchions allègrement, regardant quelques bijoux et autres babioles. Il y avait du monde, mais c'était agréable. Tout allait bien, quand soudainement un brouhaha et du mouvement derrière nous fis nous retourner. Mais à peine nous regardions que Sterne et moi nous trouvions brusquement bouscluée par une personne qui courrait presque. Déséquilibrée, Sterne tomba au sol avec l'homme dans la poussière. Fronant des sourcils, je me précipitais vers mon amie pour l'aider à se relever, tout en sermonnant l'agitateur.

" Hé ! Faites attention voyons ! "

Celui ci ramassa ses affaires, et aussi vite qu'il nous avait busculé il repartit presque en courant. Je fusillais du regard cet impromptu malotru, aidant Sterne à se relever. Celle-ci, sûrement par haitude, se mit à regarder dans ses affaires. Elle pâlit et s'écria avec force:

" Anguille, ma besace ! "

Elle me montra son sac, où il manquait son insigne de Courtisane. C'était une babiole en cuir gris très fin en forme de lune, portant un rubis comme signe de sa matriarchie. cet insigne avait de la valeur, et ce voleur était presque inconscient de le voler à Avros. La peine était lourde, les Lunes Noires n'allaient pas le laisser tranquille. Et étant une Lune noire, je n'allais pas le laisser partir aussi facilement.

" Allons y, c'est sûrement lui."

J'entrainais avec moi Sterne, qui reprenait rapidement ses esprits. Elle n'était pas Lune Noire, mais c'était une question d'honneur de retrouver son insigne. Nous nous lancions alors à sa poursuite, ne nous doutant pas que nous n'étions pas les seules. Cependant, nous étions directement derrière lui. Comme prévu, il avait vu que nous le suivions. Ses pas s'accélérèrent, et il se mit à prendre les petites ruelles annexes. Agiles et rapides, nous suivions ses traces avec facilité. Mais il arriva un moment où il fallu se séparer à un croisement. J'avais reperé la direction qu'il avait prise, mais il était monté dans les anciens hangars. Ce n'étaient pas des endroits faciles d'accès, et les traverser était relativement dangereux. Même pour une courtisane des Caravanes, ce n'était pas conseillé d'y aller seule. Sterne me regardait avec inquiétude, car elle avait bien vu dans mon regard que je n'allais pas lâcher. De son côté, je la voyais plus se demander d'aller chercher de l'aide. J'anticipais sa demande, prenant les choses en main.

"Il est partit par là. Je connais ces dédales, je vais y aller et essayer de le pister. Va cherccher Crevette et Abysse. Vite! "

Je la poussais vers le marché, pour qu'elle aille vite chercher de l'aide. Elle hésita, mais se fit une raison. Elle se disait que je connaissais bien ces lieux, et que je n'allais pas faire la bêtise d'engager le voleur toute seule. Elle partit donc en courant, me laissant seule dans ce dédale. Elle avait raison de me faire confiance, mais en même temps tord de penser que je n'allais rien faire. Elle ne savai pas que j'étais une Lune Noire, et que m'attaquer à ce genre de gibier pouvait faire partie de mes missions. Ce serait une première pour moi, mais j'avais confiance. Ou plutôt, je ne me laissais pas le temps de douter. Enlevant ma capuche pour attacher rapidement mes cheveux blancs, je me lançais à sa poursuite, mes yeux brillants d'une lueur déterminée.

" Sale petite fouine, tu vas regretter de voler au Croissant Rouge..."

Je me lançais à sa poursuite, montant sur des caisses avec rapidité et agilité pour monter d'un étage. Ma démarche était différente d'avant. Toujours légère et élégante, mais plus déterminée et plus rapide, précis et dans un objectif bien précis. Je n'était plus l'Aster Debutare, mais bien la Lune Noire qui devait punir. Et ce qui était sûre, c'est qu'il n'allait pas bien finir sa journée. J'avançais rapidement, le pistant et réduisant au fur et à mesure la distance qui nous séparait. Cependant... à mesure que j'avançais, je me rendais compte que j'étais suivie. Un complice de ce voleur ? C'était probable... Il était dangereux de se retrouver coincé en tenaille, aussi je devais faire un choix.

Faisant un rapide crochet, je stoppais ma piste pour tendre une rapide embuscade. Assez facilement en fait, car le sol était couvert de flaque d'eau, en raison des pluies d'hier. Utilisant mon pouvoir, mes yeux devinrent noirs et mes iris brillèrent alors que je me concentrais sur une des flaques. Là, entendant mon poursuivant se rapprocher, je gelais au dernier momentl'eau pour former une plaque, en la rendant bien glissante. dès que j'entendis le glissement de la botte, je sortais de ma cachette et sautais sur ma proie déséquilibrée pour le renverser d'un fouet de la jambe et le plaquer au sol. Là, sortant une de mes dagues, je chauffais le fer pour le fer rougir, et le rapprochais de la gorge de mon adversaire. Je le fixais intensément, commençant mon rapide questionnement.


" Alors, comme ça on se met à pister les gens ? Je te laisse me dire rapidement quelle est ta véritable proie..."

La lame rougeoyante était un bon moyen pour dissuader les personnes de mentir ou de bouger. Mais je manquais de temps, et me demandais si cette personne, un jeune homme à l'allure agréable, pouvais être un allié, ou allait rester un ennemi.

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Melik Karfal
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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Mar 20 Déc - 15:03

Une course-poursuite, voilà qui était amusant. J’en avais déjà fait plusieurs un peu partout et pour diverses raisons. Et bien que cela pût parfois faire perdre du temps et vite fatigué, je trouvais cela amusant. C’était comme traqué sa proie dans un milieu hostile, la rattraper, lire la peur dans ses yeux et lui faire comprendre que cela ne servait à rien de fuir, qu’il devait payer. Un sport parmi tant d’autres. En plus, il courrait pour commencer à travers le marché, une vraie course d’obstacles où je devais éviter les passants et les divers objets disposaient un peu partout. Avec mon agilité, je parvins à esquiver sans causer de dégâts, évitant de renverser qui que ce soit ou que ce soit. Pour le bougre, je lui laissais deux petites minutes d’avances avant de courir pour le rattraper.

Les choses prirent par contre une tournure inattendue. Cristobal, dans la peur du moment, renversa deux pauvres jeunes femmes devant lui. Leurs affaires tombèrent au sol. Je me mis à ralentir, et rigolai de façon moqueuse la maladresse du marchand. Il se dépêcha à ramasser ses affaires et à reprendre la fuite comme un lièvre. Les deux femmes se remirent debout, mais l’une d’elles, sans comprendre quoi que ce soit dans l’agitation, se mit à hurler à l’encontre du marchand. Et ainsi, toutes deux se mirent à leur tour à courir à près Cristobal. Voilà que j’avais à présent de la concurrence.

Je ne voulais pas qu’elles me voient de suite à courir derrière elle. Je me mis donc à les poursuivre en passant par des ruelles parallèles, qui ne s’éloignaient pas trop de la voie principale, car je ne connaissais pas encore assez bien la ville. Je me mis même à grimper la façade d’une maison pour atterrir sur une terrasse aux deuxièmes étages où j’avais une super vue sur le port et les alentours. Je parvins à repérer la cible qui avait les diablesses aux fesses. D’un sourire narquois, je m’apprêtais à aller à leur poursuite quand je remarquais une dame d’un certain âge, assise voulant boire du thé, qui me dévisageait. La bouche bien grande ouverte, elle fut effrayée de me voir. D’un sourire charmeur et d’un petit salut, je lui disais :

Melik – M’dame. Bonne journée.

Puis je me mis à descendre de la maison pour courir en direction du petit trio. Ils étaient allés aux hangars. Un vrai labyrinthe avec ses machines, ses bâtiments imposant et ses marchandises empiler formant des murs. Il fallait faire attention en s’y rendant, car on pouvait vite s’y perdre ou recevoir un mauvais coup sur la tête, nous ouvrant la boîte crânienne en deux. J’ai dû une fois ou deux escalader ses murs pour repérer la cible, jusqu’à ce que je voie du mouvement à l’entrée de ce qui s’apparenter à un entrepôt. Descendant de mon perchoir, je me mis à courir pour rattraper cette ombre. Pour la suite, j’ai dû manquer d’attention, car en un instant, je me mis à glisser. Mon pied m’emporta au loin et je faillis m’écraser au sol. Avec agilité, je parvins à éviter la catastrophe en effectuant une roulade pour atterrir à quatre pattes. Mais je ne vis venir le coup qui me mit pour de bon à terre.

Je fus un peu désorientée, mais je vis une botte poser sur ma poitrine, m’empêchant de me relever et une dague qui semblait sortir tout juste de la forge, rapprochait de ma gorge.

Séléné - Alors, comme ça on se met à pister les gens ? Je te laisse me dire rapidement quelle est ta véritable proie...

Levant les yeux pour voir qui était cette personne qui me menaçait, sans doute pas un complice de ce marchand, je fus subjuguais par la beauté fatale qui se tenait au-dessus de moi. Je fus captivé par ces yeux bleus comme l’océan sous les tropiques qui m’inspirait liberté et joie. Et ses cheveux blancs attachés qui lui donnaient un côté exotique et de femme farouche. Elle était si séduisante avec ses lèvres fines, sa peau claire, ses formes magnifiques et ces vêtements si élégants… Je ne pus m’empêcher de sourire en contemplant cette beauté et de jouer un peu de mon charme. Elle devait faire partie des deux dames qui ont poursuivi également Cristobal. Nous n’avions donc pas de réelles raisons de nous étriper.

Melik – Sans doute vous belle damoiselle, si je vous avais connus un peu plutôt.


Je tentais de bouger, mais elle exerçait tout son poids sur moi pour m’empêcher de me relever. Dans d’autres conditions, j’aurais aimé ça, mais pour l’heure, le travail avant tout, je devais arriver à me libérer pour rattraper ce pleutre. Comme nous n’étions pas officiellement ennemi, nous pouvions donc trouver un terrain d’entente.

Melik – Mais je présume que comme vous, je suis à la poursuite de ce vaurien qui vous as bousculer. On devrait… (Je me mis à jouer des mains) … S’entre aider pour le rattraper et le faire payer ses torts vous ne pensez pas ?

J’attendais qu’elle baisse sa garde pour que je puisse la repousser et tenter de rattraper Cristobal. Je me montrerais méfiant, car elle semblait savoir se défendre avec sa dague. Je m’attendais à la voir écraser un homme et lui retirer le cœur à vif, j’ai déjà connu des femmes pouvant le faire sous toutes les formes du terme. Mais en même temps, son attaque sur moi a sans doute laissé assez de temps à Cristobal pour disparaitre dans la ville et réduire à néant nos chances de le retrouver. À moins qu’elle ait déjà mis la main dessus et lui est déjà trancher la gorge. Si tel était le cas, j’espérais ne pas connaître le même sort et pouvoir mettre la main sur le pendentif.

Melik – A moins que vous l’ayez rattraper, ce que je doute un peu, nous ferions mieux de nous dépêcher avant qu’il ne fille entre les doigts ma jolie.


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Séléné Makhai
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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Mar 27 Déc - 14:37

J'observais le jeune homme, qui parlais plutôt bien, mais avec une impertinence qui ne passait pas inaperçue. Cela lui seyait bien... Cependant, je n'étais pas en heure de trop m'amuser. Il prenait des libertés que je n'appréciais pas trop, mais c'était une manière sûrement de relativiser le danger d'une lame rougie portée à la gorge. Je l'écoutais, le fixais de mon regard flamboyant par l'adrénaline et l'impatience. Je le jaugeais, et finis par soupirer. Il avait raison, nous devions nous dépêcher. Je cessais mon tour, la lame refroidissant rapidement et mes yeux cessant d'avoir leur couleur noire. Je me relevais et enlevais mon pied, tout en lui donnant une tape sur la tête, en guise de punition.

" Je ne suis pas votre 'Jolie', malandrin... Avant de ramper dans l'ombre, vous devriez plus apprendre les bonnes manières."

Je rengainais mon arme, regardant rapidement le chemin. Je n'en oublais pas ce marin, qui à son accent et sa dégaine n'était clairement pas d'ici. Je m'apprêtais à partir vivement, lui jetant un regard amusé et quelques paroles malicieuses.

" Allez, debout. Vos jambes sont molles sur la terre ferme ou quoi ? "

Je riais légèrement, et repartis en cavale dans les rues. Je savais où aller, du moins les chemins praticables. Le fait que nous soyons deux rendait les choses plus faciles. Enfin, je ne savais toujours pas pourquoi il en avait après lui, mais tant que nous avions le même objectif final, c'est tout ce qui compte. Et parfois moins on en sait, mieux on se porte. Je sentais en marchant vite qu'il était tout près. Aussi, je pris la liberté de parler à voix haute, sans m'arrêter.

" Je connais ces dédales, je sais pas où il est allé. On peut le coincer en le prenant en tenaille par l'ouest et par les docks de Brechtaille. Il faut faut juste espérer qu'il ne soit pas stupide, ou trop bien renseigné."

Oui, car dans ces coins là, on savait qu'il n'y avait pas que les soiffards égarés. S'il était stupide, il allait rencontrer certains lascards qu'il vaudrait mieux éviter, ou entrer par mégarde dans leurs coupe-gorges. Mais le pire serait qu'il soit leur allié, et se retrouver ainsi protégé...

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Melik Karfal
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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Sam 31 Déc - 11:11

Ses yeux sombres devinrent clairs et les flammes sur sa dague magique s’éteignirent. Dommage, j’aimais bien sentir la chaleur près de moi. Et puis un tel objet était intéressant. S’il était magique, je me serais donné à cœur joie de me la procurer. Une telle arme serait pratique pour mille usages comme repoussé un adversaire trop collant où venir à bout de serrure ou de matière plus coriace qu’une corde. Cette femme retira son pied de ma poitrine, me libérant de sa prise. Je fus bien heureux de pouvoir me relever, mais à peine redresser qu’elle me frappa violemment derrière la tête comme un enfant qui venait de faire une bêtise. C’était à cause d’elle qu’on allait perdre la piste du gars, pas moi. Je me mis à râler et à frotter mon crâne où il a reçu l’impact.

Séléné - Je ne suis pas votre 'Jolie', malandrin... Avant de ramper dans l'ombre, vous devriez plus apprendre les bonnes manières."

Elle avait du caractère, ça me plaisait bien. En plus d’avoir une belle voix, elle s’exprimait comme une femme pirate avec le tempérament, mais avec un mélange de la haute d’Avros. Exotique. Je me doutais bien qu’en venant ici, je n’allais pas me faire des amis et que les belles seraient bien différentes de celles de l’archipel, donc je savais que je devrais me montrer prudent avec elle. Elle repartit en poursuivant notre cible commune, tout en me lançant de façon amusée :

Séléné - Allez, debout. Vos jambes sont molles sur la terre ferme ou quoi ?

Nous courrions donc dans ce labyrinthe de caisses, de tonneaux et de tout autre contenant qu’on pouvait trouver dans un entrepôt. Elle était forte, agile et maline. Je ne serais pas étonnée qu’elle soit une mercenaire comme moi. Cristobal a dû l’interrompre dans une mission et elle veut réparer le tir. Par contre, je serais curieux de savoir comment cette fleur sauvage se prénommait. En attendant de le savoir, je la nommerais… Tempête. Son physique et son caractère sont tous deux aussi effrayant que fascinant qu’une tempête en pleine mer.

Séléné - Je connais ces dédales, je sais pas où il est allé. On peut le coincer en le prenant en tenaille par l'ouest et par les docks de Brechtaille. Il faut faut juste espérer qu'il ne soit pas stupide, ou trop bien renseigné.
Melik - Je vous suis donc de près. Mais j'imagine que votre crainte première serait de tomber sur des voyous.

Comme sur l’Archipel, les docks attiraient toujours les pires crapules qui existaient. Entre voleurs de bas étage et contrebandier, il n’était pas sage de s’aventurer sans un minimum de protection la nuit. Encore ici, c’était en plein jour, mais des crapules aimaient se cacher dans un coin reculé des entrepôts. Ce n’était pas parce que cet empire était plus coincé qu’il n’existait pas de mauvaises graines. Et bien que j’aurais aimé pour cette mission, juste entrer et sortir avec ce que j’avais besoin sans de problème, je me tenais prêt à rencontrer quelques difficultés en chemin, comme une bagarre ou deux.

Je me suis souvenu de ce que mon commanditaire m’avait dit sur Cristobal. Un marchand rival, qui avait des ressources. Ce n’était pas le plus riche, mais il pouvait justement se payer un ou deux voyous pour garantir sa sécurité. Et il y a avait cette petite voix qui me criait que tout cela cachait quelque chose de bien plus louche. Mais je le savais déjà et j’y réfléchissais depuis un moment. Et donc, je prévoyais de mettre la main dessus, de reprendre le bijou et de lui demander plus de détail sur sa relation avec le client. On m’avait déjà roulé de façon semblable, mais depuis, je prenais de plus en plus de précautions. Déjà que quand on demander de ne rien nous cacher ou de dire le plus important, on « oublier » des détails fâcheux. Alors je devais improviser si je ne voulais pas vivre dans la rue.

Au fait, j’étais un petit peu curieux du pourquoi Tempête poursuivait Cristobal. Je me penchais vers elle pour lui parler à voix basse. Qui ne tente rien n’a rien :

Melik - Dites-moi, miladay. Vous poursuivez cet homme parcequ'il vous a pousser vous et votre amie ?


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Séléné Makhai
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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Lun 2 Jan - 22:09

Il me suivit, assez docilement faut dire. J'avais de la chance, car dans mon inconscience et mon inexpérience je n'avais pas vérifié comment il était armé. En le lâchant, je risquais qu'il se retourne contre moi et m'attaque. Mais la chance était bien de mon côté. Car non seulement il me suivait, mais il se mettait agréablement à faire des remarques et poser des questions. Pistant le voleur, je répondais vaguement, presque pensivement à ce qui était pour moi une évidence.

"Effectivement... Mais le pire serait de tomber sur des pirates."

Car il n'y a rien de pire que des pirates, n'est ce pas ? Ils n'ont pas d'honneur, si ce n'est envers l'argent qu'ils peuvent se faire. Retords, menteurs, fourbes, ils n'étaient à mes yeux que des charognes impures dont il fallait se débarrasser. Je n'en avais pas beaucoup rencontré heureusement, lors de mes voyages en Caravane des mers, mais ma maigre expérience avec eux et ma famille avait suffit à me vacciner. Marchant vite mais silencieusement, comme un félin s'élançant sur les toits pour se promener, je me dirigeais avec cette vue d'en haut à travers les dédales. Ce n'était pas la première fois que je fouinais dans ce quartier, et que j'avais appris les habitudes des habitants et résidents non officiels. Il y avait des choses que je notais rapidement, et plus loin dans la ruelle je voyais une ombre, du mouvement. Nous nous rapprochions. JE souriais, mais fut divertie dans ma découverte par une question ouverte du malandrin. Excédée, je tournais la tête pour le regarder. Un regard qui en disait long sur le fait que je préférais qu'il se mêle de ses affaires.

" Possible... Disons qu'il a sans doute volé quelque chose qui appartient à mon amie. Et qu'il ne sait pas dans quel pétrin il vient de se mettre. Le Croissant Rouge pardonne rarement ce genre de chose."

Je soupirais et retournais à nos moutons. Ce que je lui avais dis, pour peu qu'il connaisse un peu Avros, devrait être suffisant. Il ne devrait pas poser plus de questions. Du moins, je l'espérais. Même s'il était agréable de se voir suivre par une figure aussi charmante, qu'il reste silencieux pour que je reste concentrée restait le plus sympathique. Et le plus pratique. Nous nous rapprochions de l'homme, et j'accélérais le pas. Je ne savais pas s'il avait aussi remarqué notre proie, mais j'oubliais un instant sa présence pour profiter de cette sensation de satisfaction que de toucher au but. Même si ce jeu de chat et de la souris était amusant, je préférais ne pas m'éterniser dans ce coin. Mais les choses n'allèrent pas comme je le prévoyais.

L'homme s'arrêta devant une porte, à une vingtaine de mètres plus loin de notre position. Là, regardant à droite et à gauche, il finit par ouvrir la porte par un dispositif que l'on n'arrivait pas à voir, et pénétra dans le hangar en faisant claquer la porte derrière lui. Là, je me stoppais net, freinant vivement. Je fronçais des sourcils, serrant les lèvres.


" Ho non... ça risque de se compliquer..."

J'avais l'air bien contrariée, et il y avait de quoi. Cet homme venait de pénétrer dans ce que l'on savait être le repaire des Cendres Jaunes. C'était une bande de fanatiques qui se disaient pourvoyeur de bonne parole, mais n'étaient autre que des escrocs et des voleurs, violent de surcroits. Il y a plusieurs semaines de cela leurs activités avaient cessé, car la police de la ville avait mis la main sur un de leur QG. Dans le monde de l'Ombre, nous savions qu'ils avaient encore quelques bastions cachés de ci et de là. Ils faisaient profil bas pour le moment, mais étaient aussi dangereux qu'une bande de rats coincés.

Je ne connaissais pas l'intérieur du hangar, et le fait qu'il soit rentré dedans posais vraiment problème. De un il pouvait se cacher, de deux il connaissait cette bande de chiens fous. Je ne savais pas combien ils étaient dedans, et extirper notre proie n'allait pas facile. Rentrer n'allait pas être le plus compliqué non plus. Cependant, savoir combien de personnes étaient à l'intérieur et aussi où s'était réfugié l'autre rat étaient une autre affaire. A deux nous avions plus de chance... Je sortis un ruban rouge et m'attachais les cheveux en une natte, pour ensuite l'enrouler dans un foulard et me l'attacher. Au passage, je dissimulais mon visage sous une écharpe de couleur sombre, et mettais ma capuche. Tout en faisant ceci, j'interrogeais mon compagnon momentanné d'aventure.


"Mh... Savez vous faire diversion ? "

Quelque chose me disait qu'il devait avoir un minimum de courage et de charisme pour être parfait pour ce travail. Mais mieux valait demander avant de jeter l'appât aux loups.

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MessageSujet: Re: 24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]  Sam 7 Jan - 14:25

Elle me lança un regard foudroyant, qui me fit comprendre qu’elle était déjà agacée par mes questions. Ce fut comme si ses éclairs m’avaient frappé et que je sentais déjà la froideur de la mort. Mais mon enthousiasme légendaire réchauffa rapidement mon petit être et me donna d’ailleurs envie de m’amuser des humeurs de la dame. En plus, elle mentionnait sa crainte de rencontrer un pirate. La pauvre, si elle savait. Voyant sa maîtrise du combat, je pourrais en avoir peur, me dire « mince, si elle découvre, qu’arrivera-t-il de moi ? ». Mais là aussi, je voulais en rire. Ce serait une bonne occasion de s’amuser un peu et de garder quelques bonnes surprises.

Séléné - Possible... Disons qu'il a sans doute volé quelque chose qui appartient à mon amie. Et qu'il ne sait pas dans quel pétrin il vient de se mettre. Le Croissant Rouge pardonne rarement ce genre de chose.

Il aurait volé quelque chose à son amie ? Quand ? Au moment où leur aurait rentrer dedans et dans la précipitation, il leur aurait pris quelque chose ? C’était fort possible, mais la jeune femme ne semblait vouloir lui faire de cadeau, même si cela semblait être un stupide accident. Et qu’est-ce dont le Croissant Rouge ? J’en ai entendu parler seulement en venant sur Avros, mais sans jamais savoir de quoi il s’agissait. Une organisation visiblement, mais je n’y avais jamais réellement prêté attention. C’était comme entendre dire qu’un tel de la ville à fait cela, une information banale qu’on trouvait inutile sur le moment, enfin pour moi.

Je comprenais que ce Croissant Rouge était quelque chose de sérieux pour que la belle s’emporte ainsi. J’aurais été tenté d’en demander plus, savoir à quoi et à qui j’avais à faire. Mais une petite voix dans ma tête me criait « Tais-toi ! Ce n’est pas le moment. » Je ne disais donc plus un mot pendant le reste de la poursuite dans ces docks. Fort heureusement, j’étais avec cette femme qui connaissait bien le coin. Sans elle, je me serais perdu depuis un moment. Il fallait dire qu’aussi, sans elle, je n’aurais pas été retarder dans mon entreprise et j’aurais sans doute rattrapé Cristobal depuis un moment déjà. Mais qui peut le savoir ?

Nous nous arrêtâmes de courir lorsque notre cible fut visible. Nous étions à bonne distance, dissimulés par une pile de caisses en bois. Cristobal se tenait près d’un énorme bâtiment, sans doute un entrepôt comme il y en avait partout ici. Il ouvrit la porte sur le côté en actionnant un mécanisme qui m’était inconnu et entra, claquant violemment la porte derrière lui. Je vis la dame se raidir et serrer du poing. Qu’avait-elle pour se tendre comme ça ?

Séléné - Ho non... ça risque de se compliquer...
Melik – Mmm… J'imagine que nous ne pouvons-nous contenter d'entrer simplement dans l'entrepôt.

La seule explication était que la belle connaissait cet endroit, et qu’un danger s’y trouvait. Le seul danger possible selon moi, était que le bâtiment servait de repère à des voyous, bandits ou égorgeurs. Mais je n’imaginais pas Cristobal faire partie d’une bande de malfaisant. Il n’avait rien d’un maraudeur. Sauf s’il était un chef. Mon client avait bien dit qu’il avait dérobé son héritage. Donc, à moins d’être balaise, Cristobal a dû employer des gros bras pour faire le sale boulot et, se sachant en danger, est allé chercher refuge auprès de ces brutes. Je me voyais plus affronter la garde ou la milice, mais une bande de gredins ne me fit pas peur. En réalité, c’était d’un niveau inférieur pour moi. Mais bon, on fait avec ce qu’on avait non ?

Ma camarade de traque s’attacha ses longs cheveux blancs avec un foulard rouge en une natte avant de l’enrouler dans un foulard. Puis, elle cacha son visage avec une écharpe et une capuche. Il va y avoir de la mission infiltration et on devra jouer aux chats. Se montrant aussi silencieux et discret pour attraper notre gros rat. Je n’avais pas de cape ou de capuche sur moi, mais j’étais sûr d’avoir la classe si un jour, j’en portais une. Mais même sans ça, je savais me montrer aussi discret qu’une ombre. J’avais un certain talent dans la furtivité, ce qui était utile pour le travail, car je n’étais un simple guerrier aimant la bagarre, je pouvais me montrer aussi fourbe et discret qu’un voleur, et réfléchit et patient qu’un homme sage.

Séléné - Mh... Savez vous faire diversion ?

Je me retournais vers elle, d’un air choquer, et même vexer. Faisant une légère moue, je me mis à lui répondre de façon un peu moqueuse et enjouée. Elle ne savait vraiment pas qui j’étais. Un des meilleurs mercenaires de l’Archipel qui réussissait la quasi-totalité de ses missions, sachant manier plusieurs armes, comme le sabre ou le pistolet, sans oublier les armes de la ruse avec la parole. Faire diversion, un jeu d’enfant pour moi. Il fallait juste savoir qui étaient ces gens et voir en fonction qu’elle serait le meilleur moyen de les distraire.

Melik - Madame, me voici bien vexer par vos paroles. Faire diversion est l'une de mes plus grandes spécialités. Mais dites-moi donc déjà à qui nous avons à faire. Car je dois savoir à quoi m'attendre.


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24 Epoasis 6015 - Les clochettes du port [PV Melik]

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