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Contexte général

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Le VoyageurNarrateur
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MessageSujet: Contexte général  Jeu 4 Aoû - 17:20



L'aventure vous attend !
Suivez les pas du Voyageur...




Echoué sur le quai de la gare, sa valise à ses pieds, le Voyageur observait autour de lui. Une curiosité insatiable se lisait dans ses yeux, mais ses traits tirés trahissaient sa grande fatigue. Il en avait parcouru, des longues distances, avant d'arriver jusqu'à sa destination finale ! L'Empire d'Asmahan était plus vaste, plus varié et plus mystérieux encore qu'il ne l'avait imaginé avant d'entreprendre son périple. Après quelques mois de voyage, il avait fini par comprendre qu'il lui faudrait bien plus de temps que prévu pour en découvrir tous les secrets et en conter l'histoire aux siens, à son retour. Afin de conserver tous ses souvenirs, il tenait un épais carnet, qu’il remplissait chaque jour de ses récits et dessins….


Le Voyageur avait logiquement commencé par la capitale, Mejaras, cité grandiose qui tirait sa magnificence et son pouvoir de la magie dont elle détenait le secret, et qu'elle dispensait parcimonieusement à ses colonies. Mejaras exerçait un contrôle sans partage sur ses dernières grâce à son armée puissante, mais c'était avant tout par une religion commune et une monnaie unique que l'Empire trouvait son unité. Oh, les régions n'étaient pas dénuées de singularité, loin s'en faut ! D'ailleurs, de nombreuses peuplades méconnues étaient soumises à l'autorité d'Asmahan, car situées sur son territoire, mais continuaient de vivre à la marge de l'Empire. C'était justement pour prendre la mesure de ces spécificités régionales et pour mieux appréhender leurs relations avec la capitale que le Voyageur avait décidé de reprendre la route. Après avoir exploré Gobratan, une région qui s'imposait tant par sa superficie que par ses centres de formation qui alimentaient l'armée de Mejaras, le Voyageur avait passé un peu de temps dans la région d'Arkapos. Il faisait bon vivre dans cette jolie cité, et le Voyageur avait eu du mal à la quitter, mais des bruits et rumeurs avaient fini par attirer son attention sur sa voisine…




40 Epoasis, 6015 ap.G-C


« On m’a conseillé de découvrir la grande cité d’Avros au printemps, moment de l’année où elle est la plus belle. On m’a dit qu’elle était comme le terminus du continent, le dernier petit joyau qui signalait l’Empire aux marins égarés, et en effet ! Elle n’a rien de comparable à ses comparses, l’opulente Arkapos, ou la sévère Gobran. Elle attrape l’œil de loin, toute blanche, sur son promontoire rocheux, entourée de hautes murailles. Il y a une formule qui circule dans le pays, à ce propos. On dit que ce qui est à Avros reste à Avros, à l’intérieur de ces grands murs… Il faut s’y rendre pour comprendre. Une énorme étendue de terres vierges d’habitations attend tout voyageur qui s’approche de la cité. Elle se suffit à elle-même, elle cultive tout ce qu’elle peut sur son propre territoire, gardant ses richesses et ses habitants à l’abri de ses murailles. Quant au reste, tout passe par le commerce de son port, l’un des plus conséquents de l’Empire. Je prévois de m’y rendre plus tard, je profite pour le moment de découvrir l’intérieur de la cité.

Il n’a pas été si aisé d’y entrer, les entrées sont contrôlées, il faut passer par l’une des quatre portes de la ville, faire enregistrer son nom et son pouvoir au poste de garde. Eh oui, un pouvoir ! Comme à Arkapos, comme à Gobran, je redécouvre avec plaisir mes aptitudes magiques. Certes, il y a plus incroyable que de pouvoir allumer et éteindre les lumières à volonté, mais c’est toujours drôle à faire… Je vais peut-être demander un cours au Centre de Formation Magique, je suis curieux. J’ai cru comprendre qu’il se trouvait sur l’une des places du sommet. Je ne suis pas encore monté, je compte découvrir le reste de la ville demain.

Il y a déjà tant à voir sur les plateaux ! La géographie est élémentaire ici, on dirait que tout a été tracé au compas et à l’équerre, avec la rigueur d’un géomètre. Le découpage des quatre quartiers est net, délimité par les points cardinaux. A Estia, on forge, à Istos, tous les couturiers de la ville tiennent leur boutique. Sporos qui donne sur les champs, et Psaria sur le port, se partagent les marchés alimentaires. Toutes les fonctions sont réparties et organisées sur l’ensemble de la cité. Les choses semblent très hiérarchisées ici, aussi bien dans l’espace que dans les rapports entre les habitants, en tout cas, c’est l’impression que cela donne… »


41 Epoasis, 6015 ap.G-C


«Mes observations se confirment, Avros a un système de pensée très élitiste, même à Mejaras, ce n’était pas si flagrant. Quand on sait que les hauteurs de la ville définissent les classes sociales de ses habitants, je pense que tout est dit… Les familles les plus prestigieuses vivent sur le sommet de la colline, dans le cœur politique de la cité, les versants sont occupés par les classes moyennes, quant aux plateaux, très denses, ils abritent les quartiers populaires. Des quartiers qui restent propres et bien tenus, bien sûr, nous parlons d’Avros, la cité qui rayonne dans l’Empire pour son commerce de luxe… Les jardins sont soignés, les constructions faites sur un quadrillage de la ville, les places spacieuses et millimétrées, et les habitants disciplinés et respectueux. Il y a un vrai esprit de patriotisme ici, il suffit de discuter un peu avec les commerçants pour s’en rendre compte. Les gens sont fiers d’appartenir aux quelques cités magiques de l’Empire, ils sont fiers de leur modèle de démocratie, ils sont fiers de leur armée, opérante sur tout l’Avrostan, et du corps d’élite de magiciens qui protègent leur ville. C’est incroyable le nombre de policiers qui patrouillent dans les rues ici, et toute la publicité qui est faite pour encourager à rejoindre l’armée. La célèbre Avros a toute la beauté d’une cité libre, mais également tous les atours d’une forteresse… » 

42 Epoasis, 6015 ap.G-C



«Que se cache-t-il, derrière ces murs ? De quel bois est fait Avrostan, au-delà de sa belle cité ? Des champs, c'est certain, mais aussi et surtout d'un port sans laquelle la renommée de la cité ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui...

Je décide donc de m'y rendre sans plus tarder, à peine avalé mon déjeuner frugal. Il me faut dévaler les ruelles de la cité et traverser Psaria, où règne une odeur tenace de poissons et de crustacés. Une fois franchie la Porte Sud, il suffit de suivre le chemin jusqu'à la mer, que l'on voit scintiller sous un soleil brûlant. Je me trouve bientôt en nage et avide d'une boisson fraîche, mais la curiosité l'emporte en arrivant à destination. Le port d'Avros s'étend, vaste et bruyant sous mes yeux ébahis. C'est la première fois que je vois tant de bateaux rassemblés en un même lieu. Des navires aux voiles fières et aux mats ornés de drapeaux colorés, aussi nombreux qu'il y avait de régions dans l'Empire, apportent cargaisons et voyageurs dans ce haut lieu du commerce maritime. Une partie effacée du port regroupe une partie de la flotte de la police des mers, dont les vaisseaux puissants attirent fatalement le regard...

Curieux, je m'éloigne rapidement de la foule bigarrée du port de commerce pour me rapprocher des quais où sont amarrés les navires de guerre. Perdu dans ma contemplation d'un somptueux trois mâts, mon attention est bientôt attirée par des cris qui retentissent un peu plus loin. Un petit groupe de marins, certains en uniforme, d'autres en civil, sont en proie à une discussion... musclée. J'observe la scène de loin, et vois un officier ramener l'ordre avec brusquerie et éparpiller le petit groupe. Je suis rassuré et presque amusé de retrouver la hiérarchie si chère à Avros, ici-bas dans le port. Intrigué, je m'approche d'un des civils et lui demande de quoi il retourne. Bien sûr, l'homme m'identifie immédiatement comme un étranger, à ma dégaine et surtout à mon langage châtié, mais il ne rechigne pas à m'emmener dans la guinguette la plus proche pour m'offrir un verre. Bien au contraire, ce drôle de lascar, un grand homme sec et nerveux du nom de Magras, paraît pressé de me narrer mille-et-une histoires sur son peuple, et surtout sur ce qui constitue une épine dans le pied d'Avros...

L'objet de l'altercation, voyez-vous, concerne les pirates. Une fois encore, d'honnêtes commerçants ont fait les frais d'une attaque de pirates, à quelques encablures seulement du port, et cela sans que la police maritime ne parvienne à les protéger ! D'après ce que je devine de son discours, la pression monte entre les citoyens et les forces de l'ordre depuis quelque temps, à mesure que les attaques se multiplient et que les pirates s'enhardissent. Pourtant, le phénomène n'est pas nouveau : une bande de pirates s'est établie non loin, sur l'archipel de Syrah depuis maintenant près d'un siècle. Certains avrosi mécontents et déçus par une cité jugée trop sévère et élitiste, grossiraient régulièrement les rangs de ces forbans qui sillonnent les mers pour piller et voler, protégés, selon la légende, par une monstrueuse hydre à trois têtes... Ainsi, bien que dénués de la magie qui protège Avros, les pirates auraient réussi à créer une véritable société organisée en différents clans, sous l'autorité d'un roi des pirates. Ils auraient même bâti leur propre cité sur une île nommée Kral Adasi...

Tout ceci n'est que contes et légendes, bien sûr, mais je sens une peur sincère dans la voix de Magras. La menace des pirates, me souffle-t-il, semble avoir changé. Leurs attaques ne semblent plus dues au hasard, et parfois, ils laissent même les cargaisons intactes. C'était comme s'ils cherchaient quelque chose... Je dois dire que tout ceci intrigue le conteur qui est en moi. Mais, trop heureux d'avoir un interlocuteur bavard sous la main, je décide de tenter d'en savoir plus sur le véritable sujet de ma curiosité, depuis que j'ai commencé ce voyage...

Car Magras ne tarde pas à balayer ses inquiétudes d’un bruyant « De toute façon, ils ne peuvent rien contre nous, ils ne font pas le poids face à nos pouvoirs magiques ! ». Et je ne peux que lui donner raison, n’importe qui se promenant dans les rues impeccables et surveillées de la ville peut constater de lui-même qu’elle n’a pas volé sa réputation de cité imprenable. Avide d’en savoir plus, je l’interroge sur le sujet de la magie. Il se montre d’abord plutôt bourru et méfiant. « Ce sont des affaires de l’Etat, ces choses, tout est très contrôlé ! » me clame-t-il. Seules certaines cités dignes de confiance ont reçu le droit d’utiliser la magie humaine, d’ailleurs Avros contrôle très bien tout cela, il y a des centres de formation gratuits, les abus magiques sont sévèrement sanctionnés… Cependant, l’alcool et les flatteries aidant, il se montre un peu plus bavard. Nous commençons à avoir une conversation sur les origines de la magie, il m’avoue que personne ne sait exactement comment elle est produite, à part les grands prêtres, car c’est une affaire religieuse, tout cela.  

Affaire d’Etat, ou de religion ? Ses explications me semblent floues, il se met à raconter que la magie serait descendue parmi les hommes par la main de la déesse Diyeba, largement honorée dans tout l’Empire, après un temps de pure folie technologique. L’énergie pure et salvatrice qu’est la magie aurait rétabli l’équilibre sur la planète. Bien évidemment, l’Empire est garante de ce nouvel équilibre, et il faut se montrer reconnaissant et respectueux de toute cette nouvelle hiérarchie.

Sur ce discours très élogieux, je reste silencieux et pensif, mes escapades à Mejaras m’avaient apporté d’autres points de vue que Magras ne me laisse pas l’occasion d’exprimer. Il se met à me parler avec enthousiasme de toutes les merveilles que permet la magie. Il me raconte ce que j’ai pu expérimenter moi-même, que la cité dégage de la magie et touche ceux qui se trouvent à ses alentours pour leur octroyer un pouvoir, propre à chacun. Il m’explique que la magie sert de carburant à plusieurs machines de communication et de transport, qu'il s’agit là d’une source merveilleuse d’énergie pour les hommes. Alors que je dépose quelques Cornes d’Or, monnaie usitée dans tout l’Empire, pour payer nos consommations, j’ose poser la question qui me trotte en tête. Comment s’est construite une puissance telle qu’Asmahan ? Mais Magras semble tout à coup peu disposé à m’éclairer, et il se renfrogne un peu plus quand j’aborde le dernier sujet de mes préoccupations : ce mot, Devrim, que j'ai entendu dans les bas-fonds de Mejaras, murmuré pieusement par quelques personnalités étranges comme s’il s’agissait d’une formule magique ou d’un mot de passe... Il répond que non, ce terme ne lui évoque rien. Je vais devoir continuer mes recherches... »

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